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Ex-libris signé Cosey : Jonathan à la guitare

REF : COSEY-XLI-03

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Ex-libris signé et numéroté sur 30 exemplaires (HC Hors Commerce) de Cosey : Jonathan à la guitare
Image inédite, mais reprenant le personnage de Jonathan, issu de la série créée en 1975.
Année : 2015
Support : papier vélin épais

Dimensions : 30 x 20 cm

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Créée en 1975 et publiée en premier lieu dans Le Journal de Tintin, la série Jonathan, ainsi nommée en hommage à Jonathan Livingston le goéland, est l’œuvre de Cosey, dessinateur suisse âgé de 25 ans au moment de la création du personnage, comme son héros.
Publiée jusqu'en 2021 et comptant 17 albums chez Le Lombard, la série suit les pas d'un jeune Suisse partant pour le Tibet à la recherche d'un amour de jeunesse. S’il ne la retrouvera pas – elle n’est plus de ce monde – il y trouvera un pays et une vie qu’il choisit d’aimer.
Bien plus qu’un héros d’aventure, Jonathan, qui entretient des correspondances imaginaires avec ses auteurs favoris, est un voyageur intérieur, témoin du monde, souvent avare de paroles mais attentif aux autres ; un homme en mouvement qui aime parcourir et découvrir.
Apparaissant d’abord comme une figure très hitchcockienne – quidam pris dans une aventure trop grande pour lui – il s’affirme pourtant très vite comme doté d’une conscience aiguë. Ses périples à travers le Tibet, le Népal, l’Inde ou encore le Pakistan ne relèvent pas du simple exotisme. Ils traduisent une quête, une recherche d’altérité et d’équilibre. En cela, il évoque une sorte de Tintin moderne : moins journaliste que chercheur d’humanité, moins enquêteur que passeur entre les cultures.
Le voyage est au cœur de la série. Mais chez Cosey, il n’est jamais spectaculaire au sens classique du terme. Les grands espaces himalayens, les routes poussiéreuses, les villages reculés, les lacs d’altitude ou les monastères perchés deviennent des lieux de silence et de confrontation intime. Le paysage n’est pas un décor : il est un état d’âme. Cette dimension contemplative confère aux albums un rythme particulier, presque méditatif.
Le dessin de Cosey participe pleinement à cette atmosphère. Les lignes sont souples, épurées, parfois fragiles, mais toujours justes. Les visages sont expressifs sans jamais forcer l’émotion. Les corps s’inscrivent naturellement dans l’espace. Quant aux paysages, ils traduisent une connaissance profonde des lieux : montagnes majestueuses, ciels immenses, lumières froides ou poussiéreuses… Chaque case respire.
La force de Jonathan réside également dans sa narration. Les récits prennent le temps. Les silences comptent autant que les dialogues. Les rencontres sont au centre de l’intrigue : femmes libres, moines, marginaux, voyageurs, enfants – citons ici Drolma, sorte de fille adoptive de Jonathan qui l’accompagne. Chaque personnage secondaire possède une densité propre. Cosey excelle dans l’art de raconter des histoires humaines où l’aventure extérieure reflète une transformation intérieure.
Cette maîtrise du tempo narratif, alliée à une grande sensibilité psychologique, confère à la série une profondeur rare. Les albums ne se contentent pas de divertir : ils invitent à la réflexion, à la lenteur, à l’écoute.
À travers Jonathan, Cosey a construit une œuvre cohérente, intime et universelle. Une bande dessinée de voyage, certes, mais surtout une bande dessinée de regard — sur le monde, sur les autres et sur soi-même.

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